Meet the People Who Ritualistically Suspend Bodies From Hooks

Meet the People Who Ritualistically Suspend Bodies From Hooks


Salut, c’est Zach,
depuis les bureaux de Vice à Brooklyn. La suspension est l’acte de pendre un corps humain à des crochets qui lui transpercent la peau. Nos potes de Vice Serbie ont décidé d’en savoir plus sur cette opération. Quand l’artiste George Catlin a traversé la rivière du Missouri, en 1832, et rencontré la tribu amérindienne de Mandan,
il ne s’attendait pas du tout à apporter au monde un mouvement spirituel
et une sous-culture qui dureraient. Dans les peintures qu’il a faites cette année-là,
il représentait un rituel, le O-Kee-Pa, qui est une initiation des garçons
au monde des hommes. Des crochets faits à la main leur transperçaient
la peau du torse et du dos, les garçons étaient hissés par des cordes
et passaient plusieurs jours comme ça, suspendus dans les airs. [LE RITUEL DE LA SUSPENSION] On est à Belgrade. On est à la gare centrale, direction Zagreb.
Le voyage en train va durer environ 7 heures, on espère moins,
et à Zagreb, on prendra un bus pour Rijeka. On va là-bas pour en savoir plus sur la suspension. Dans la 2e moitié du 20e siècle,
l’un des fondateurs du primitivisme moderne, Fakir Musafar,
qui a également grandi dans une communauté indigène, a introduit la suspension dans le monde
du spiritualisme et de l’art moderne. Ça va être un voyage bien long… et bien chiant. Heureusement, on a la chance
de voyager en première classe. L’homme qui a introduit la suspension dans le monde moderne au point que des magiciens et des performeurs
l’utilisent désormais à Las Vegas est Allen Falkner. Il est considéré comme le père de la suspension moderne et
fondateur du premier groupe spécialisé uniquement en DTE –
discipline traumatique de l’effort. On a traversé la frontière il y a 15 minutes,
et on a encore 2 ou 3 heures pour attraper la connexion vers Rijeka. J’ai décidé que le seul moyen d’en savoir plus sur le monde du spiritualisme et du primitivisme moderne
était de le vivre par moi-même. On est arrivés. Nous voici à Zagreb.
On a une demi-heure pour attraper le bus. La station n’est pas tout prêt,
alors on va accélérer le pas. Et c’est pour ça qu’on se dirigeait vers Rijeka.
C’est là que vit l’une des plus grandes expertes en piercing et suspension de cette partie de l’Europe. Elle s’appelle Ana Laco, et elle sera notre hôte pendant les 2 prochains jours. On est finalement arrivés à Rijeka.
Il est 9 ou 10 heures. On va rencontrer Ana.
Il fait plus chaud ici. On vient de se réveiller.
On est chez Ana… C’est le grand jour et je suis très nerveux. J’avoue.
J’ai déjà les mains moites et je suis stressé parce que, aujourd’hui, je vais tester la suspension. On doit choisir la pose et se préparer. Comme j’étais nerveux et qu’il faisait
bien meilleur à Rijeka qu’à Belgrade, je suis allé me promener sur la côte malgré la pluie,
avec mon bagage de peurs, avant d’aller au studio d’Ana
pour récupérer l’équipement, préparer tout le nécessaire et le ramener chez elle, un environnement bien plus agréable. – Vous avez dit ?
– Rien. Je me prépare juste mentalement. On va faire les genoux.
C’est pareil pour moi, je demande ce que vous voulez. Je serais tout le temps à l’envers si je pouvais. Je tuais le temps tandis qu’Ana
préparait tout le nécessaire. Je me suis fait tatouer et
j’essayais de pas penser à ce qui m’attendait. On va emmener cet équipement
du studio Badaku chez Ana. – Vos réunions de famille se passent bien ?
– J’ai pas eu de mauvaises expériences – à cause de mon apparence.
– Non ? Et je suis pas de ceux qui se plaignent et disent : “C’est difficile parce que je suis modifié et les gens me jugent.” Quand les gens voient
que je m’occupe bien de mon gosse, le reste n’a pas d’importance, parce que la seule interaction que j’ai avec eux concerne les enfants. Je ne sors pas avec eux. On n’a aucune raison de le faire.
On n’est pas amis ou autre. C’est pas mon monde.
Je ne bois pas de café avec des gens Ça me semble être une perte de temps. Quand on commence à monter,
on a l’impression que le corps s’allonge. On monte encore et encore et le corps continue,
ça n’a pas de fin. L’expérience semble plus longue qu’elle ne l’est.
C’est drôle, mais vous vous souviendrez de ce que je dis et vous direz : “Oh, c’est vrai !” Par ici, le plafond n’est pas très haut.
Seulement 4 mètres. Pour certaines suspensions,
comme celle qui se fait par les genoux, c’est suffisant. Parce que, quand on suspend
des gens grands dans certaines configurations, il faut plus d’espace.
Chaque centimètre compte. – Puis j’ai appris à faire un gréement statique.
– Comment on appelle ce nœud ? En anglais, c’est “double eight follow through”.
En croate, “un nœud en double huit”. C’est un nœud d’escalade. Est-ce que je devrais penser à un truc en particulier ? Évadez-vous. C’est le mieux. Je vais mettre sur “pivot” au cas où
vous voudriez le faire. J’aime tourner quand je suis à l’envers.
C’est un truc perso. Vous serez sécurisé. Vous aurez une ceinture.
Au cas où ça se déchire. J’ai même pas pris de points de suture.
Je prédis que ça ne va pas déchirer. Vous êtes en bonne santé et tout va bien. Ne me laissez pas déchirer. Ma peau va ressembler à quoi ? Les crochets seront sur vous comme ça,
percés ici et ici. Quelles sont les plus grosses blessures
que vous avez vues avec la suspension ? Les gens pensent que c’est si douloureux qu’une personne normale ne peut pas le supporter. Seuls les fous peuvent le faire.
Je sais pas. Si vous me l’aviez demandé il y a 10 ans,
j’aurais pas été plus claire. À l’époque, je l’avais pas vécu.
Et tant qu’on l’a pas expérimenté, il est difficile de sentir l’énergie de la personne
qui le fait juste à travers des photos sur Internet. La première fois qu’on vit une suspension, tout change. Après la suspension, on se sent plus fort.
Tout est plus intense. On devient euphorique, heureux,
tout semble génial. Puis toutes les émotions arrivent d’un coup, et on se met à pleurer sans savoir pourquoi,
parce qu’on est heureux. – On va utiliser quel type de crochets ?
– Vous allez choisir l’épaisseur des crochets, le type, la taille.
Tout ça. Le nombre de poses dans le rituel change,
mais parmi les plus connues, on trouve le torse, le genou, le coma, le superman,
le lotus et le suicide. Mais les suspensions sont différentes
pour chaque personne. Ça dépend de ce qu’elle veut.
Certains vont jusqu’à mettre des crochets sur le visage. On n’ira pas aussi loin. Je suis pas nerveux. – J’ai un souhait particulier. Je ne veux pas voir quand vous percez.
– Pourquoi ? Ah… – Ces crochets ont l’air effrayant.
– Vous savez comment respirer ? – Comment ?
– D’abord, inspirez… puis expirez comme ça. De façon soudaine, brusque ? Comme si vous luttiez.
En expirant comme ça, ça fera moins mal. Allez, prenez une grosse inspiration… et expirez ! Voilà. Une grande respiration… Expirez. Restez tranquille.
Ne bougez pas. OK. Sur une échelle de 1 à 10,
si 10 est la pire douleur et 1 la moins forte, Ça, c’est 1,5 voire 2.
Le perçage ne fait pas mal. Vraiment. Je crois que ça a l’air pire que ce que c’est. Pour l’instant, je me sens bien.
Pour l’instant. C’est ton moment. Rien qu’à toi.
Oublie les caméras, maintenant. Oublie tout.
Ce moment n’est que pour toi, OK ? Ça fait un mal de chien,
mais c’est une douleur différente. Je pourrais pas la comparer parce que
j’ai jamais vécu une douleur comme ça avant. Le moment où on est soulevé,
au début, ça paraît irréel. Incompréhensible.
Il est difficile de croire à ce qui se passe. Et c’est très difficile de tout lâcher.
À l’intérieur, tout dit que non. Mais en même temps,
une part irrationnelle de soi se laisse aller. Et l’esprit se décide et dit : “Monte.” C’est là que commence la décharge d’adrénaline.
Toute la pièce cesse d’exister. Les gens dans la pièce cessent d’exister.
Il n’y a que soi-même, on s’abandonne à soi-même. Et une valve émotionnelle s’ouvre,
parce que toutes les limites sociales s’effondrent. À cet instant, le fait d’être en retard
à une réunion n’a plus d’importance. Pas plus qu’un email non lu,
un prêt à rembourser ou des factures à payer. Ça n’a plus d’importance. Et ce sentiment vous libère totalement.
C’est pas une blague. C’est très sérieux… [TRADUCTION : STEPHEN SANCHEZ]

100 thoughts on “Meet the People Who Ritualistically Suspend Bodies From Hooks

  1. Your friend just came to you for help on her supernatural problem and what should you do? Share with her this mantra that will protect and dispel the negative energy. Chant “Om Benza Wiki Bitana Soha” 108 times daily. More here: bit((dot))ly/DSretreat

  2. I wonder if it would hurt as much if he'd had more hooks in other places so the weight was more evenly distributed, instead of all hanging only from the knees. I'm curious about trying this but I'm a little chicken with low pain tolerance.

  3. I feel so drawn this. Perhaps I always have been but moreso lately. I do believe I’d like to try this but I’m about 50 lbs overweight so maybe not just yet!? ;). Great video!

  4. もーこの手の世界観が全く理解不能なんだが…究極のマゾでしょうね…

  5. My knees fuckin hurt now gotta pop some asperin XDDD and I don't know if there's any gamers on the comments but I think Jack from mass effect 2 would've been doper if we met her hanging upside down from hooks or some shit just a thought lol.

  6. Fucking hell why did I look this up hhhhhhhhhhh, its.. interesting… But only through the finger gaps as I cover my face with my hands..

  7. it would of been awesome when they lifted him that the hooks ripped right out, damn i would of replayed that over and over.

  8. I really, really have an open mind on this. Thanks Vice for another amazing video! I also respect the balls of the guy that tried it out.

  9. Because my dear noone told you but you just gave part of your soul to satan
    Piece by piece theyll come for the rest…this is 4 years ago? Well my dear unless you woke up very quickly you're either dead or a full fledged disciple of satan…..a very wise man once said "curiosity " was the most dangerous of emotion…..welcome to hell

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